Veni, vidi, vici,..., Valéo
Après l'ouragan d'information sur ce que l'on nomme déjà l'affaire "Valéo",
le tempête semble s'être calmée un peu.
Je ne reviendrai pas sur le détails de cette histoire que vous connaissez
tous, toutefois, j'aime toujours à penser qu'il n'y a pas de fumée sans feu !
Ce qui est d'abord certain c'est que la jeune "stagiaire" s'est faite avoir et à
mon sens c'est cela qui est le plus important. Pour autant peut-on dire que
Valéo est une victime et qu'elle sera bientôt sujette au syndrôme de
Stockholm ?
Ce qui est à mon avis très positif c'est que la stagiaire ait été repérée ! De là,
beaucoup de professionnels concluent un peu vite sur le nombre d'attaques
de ce type existant sur le territoire européen et sur les menaces qui pèsent sur
nous. Parce qu'en définitive nous avons là un exemple d'espionnage industriel
raté ou pseudo raté (je vous rappelle que nous ne savons toujours pas depuis
combien de temps cela dure et si cette jeune dame était seule !!!)
Pour une mission de ce type ratée, combien sont-elles gagnantes et jamais
repérées ?
Une petite information toutefois me paraît un peu bizarre : on parle depuis quelques
jours du fait que la stagiaire en question n'était pas la mata hari qu'on croyait parce
que Valéo était son deuxième choix de stage et qu'elle n'est pas si douée que cela
pour les langues étrangères. Pour ma part, je vous invite à lire "Mossad" de Victor
Ostrovsky qui explique très bien les manipultations de manipulations dans des dossiers
comme cela.
N'oublions jamais que nos jeunes "espions" savent lire et que de nos jours sur le Net
on peut y trouver traduit en Anglais le manuel de retournement psychologique de l'ex
KGB.
Arrêtons de nous voiler la face et admettons enfin que nous sommes en guerre, elle est
certes plus propres que notre grande guerre du siècle dernier, mais elle tue , non pas
à coups de fusils mais bien d'outil psychologiques comme les licenciements massifs, les
délocalisation,...
Un ami qui travaille dans le monde de l'armement me disait la semaine dernière que la
fabrique pour laquelle il travaille commence à délocaliser. Sa question était la suivante:
Comment ferons-nous si une guerre éclate et que nos armes sont fabriquées chez nos
ennemis potentiels ??? Pour ma part, je n'ai pas d'explications, juste des craintes à ce
sujet.
En conclusion, je ne blâme pas Valéo pour cette "affaire", ils ne sont pas victimes, en tout
cas pas tout à fait puisqu'une partie du mal fût avortée. Que cela serve de leçons à tout
le monde.
Alexandre,


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